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jeudi 6 janvier 2011

Une histoire de galette


I. (La quête). Il était une fois, une charmante et très jolie (objectivement...) petite fille♥ qui vivait heureuse avec son frère et ses parents en banlieue parisienne. Globalement, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes mais la petite fille trouvait toujours que sa maman n'en faisait pas assez pour elle. Peut-être ne l'aimait-elle pas autant qu'elle le disait ... ! Sa maman avait beau la rassurer. Rien n'y faisait...

II. (L'épreuve). Alors, un mercredi après-midi, la petite fille eut soudain très envie de tester, à nouveau, l'amour de sa maman. Elle décida donc de la mettre à l'épreuve et lui demanda de lui confectionner la plus belle des galettes des rois pour le jour de ses 6 ans; un gâteau qu'elle partagerait, le lendemain, avec toute sa classe. Demain ?...! Pour 30 personnes ?...!




Un peu désespérée ;-), pour ne pas dire carrément s..... (en six lettres) par sa demande (d'autant plus qu'elle faisait suite à toutes une série d'autres sollicitations ponctuant invariablement chaque mercredi - journée des enfants, oblige...), la maman refusa d'abord en prétextant qu'elle n'aurait pas le temps d'ici le lendemain et proposa d'aller chez le boulanger acheter un BEAU gâteau, à la place.

Mais, devant la frimousse "droopyesque" et décidément irrésistible (objectivement toujours...) de la petite fille et parce qu'elle avait très envie de lui faire plaisir pour son anniversaire, finalement, la maman accepta. Elle se mit donc en quête d'une recette originale. Mais, la tâche fut bien plus ardue qu'elle ne l'avait imaginée. Pourtant le choix était vaste : la blogosphère regorgeait de recettes de galettes les unes plus belles que les autres. Mais à y regarder de plus près aucune ne correspondait véritablement : pas la saison, pas pour des enfants, trop long, trop compliquée, etc.


III. (La récompense). Il se faisait tard et toujours rien dans le four. La maman commençait vraiment à désespérer... ;-) Et puis, soudain elle repensa à cette fameuse galette qu'elle avait réalisée l'année précédente. Une recette toute simple mais délicieuse. Alors, elle se mit au travail en y mettant tout son cœur (et accessoirement, elle croisa les doigts pour que l'adage "les choses les plus simples sont souvent les meilleures", trouve un écho favorable chez la petite fille).

Quand la galette fut dorée à point, la maman se rendit compte qu'il manquait encore un élément essentiel : les couronnes ! Dans un dernier effort, elle persuada son mari (non sans mal... il n'avait pas eu à affronter, lui, la petite frimousse "droopyesque" de la petite fille !) de lui en confectionner deux. Puis, harassée, la maman alla se coucher (enfin, tranquille...).

Le lendemain, la petite fille, tout à la joie de son anniversaire et encore à moitié endormie, parut, contre toute attente, enchantée du résultat. Et c'est ainsi, qu'elle s'élança, sur le chemin de l'école, le cœur en fête et la main tendrement lovée dans le creux de celle de sa mère...
FIN


mardi 6 octobre 2009

Eté 2009 #4 confiture de mûres sauvages

Hello,

Nous sommes toujours à campagne, chez mes parents. Je tire un peu sur la corde (de l'incruste), je sais. Mais on est tellement bien ici. Les enfants sont dehors toute la journée, je peux les surveiller du coin de l'œil tout en faisant autre chose. Rien, le plus souvent...

Aujourd'hui, j'ai décidé de me lancer dans la confiture de mûres. Quelle galère! La recette est simple en soi, mais franchement, vu les étapes à franchir pour arriver au résultat final ! Un long et pénible périple pour 2 malheureux petits pots ! Il faut vraiment avoir envie.

D'abord, la cueillette. Du côté des Monstres aux plantes, c'est pas l'emballement. Il faudra les convaincre... Ensuite, passé l'attrait de grimper à l'échelle, le loup commence à râler : "ça pique", "il fait chaud", "y a des bêtes", "on est bientôt arrivés", etc.

La luciole, plus motivée (gourmande) a, elle, bien du mal à comprendre qu'à consommer toute a récolte sur place, on aura beaucoup de mal à remplir les 2 pots à lait que l'on s'est fixé ! Ce qui énerve prodigieusement le loup qui le fait savoir haut et fort, toujours perché sur son échelle. Vexée : la luciole décide de faire grève.

Après avoir péniblement réussi à remplir nos 2 récipients, la galère commence (continue). Il faut laver et trier les mûres puis les faire cuire préalablement rincées, un petit quart d'heure, pour qu'elles rendent le jus. Ensuite, il faut les passer pour récupérer le jus et la pulpe seulement (sans les pépins). Oui mais voilà, à la campagne, on n'a pas forcément les ustensiles de cuisine qui vont bien. Il a fallu faire avec les moyens du bord. Un chiffon propre, ma mère et moi de chaque côté et... presser, presser, presser...

Une fois "l'élixir" obtenu, peser le jus et rajouter le sucre (moitié du poids des mûres). Faire cuire encore 10 à 15 min sans cesser de tourner. Bien écumer la mousse qui se forme au début et arrêtez la cuisson quand la confiture nappe bien la cuillère et forme une petite boule ronde lorsque vous versez une petite quantité dans un verre d'eau froide (tout un programme le coup de la petite boule ronde ! ).

Enfin, c'est presque terminé, il suffit de la verser dans des pots à confiture préalablement lavés dans de l'eau bouillante, fermer le couvercle et retourner le pot.

Fatiguée, abandonnée de tous dans cette cuisine qui ressemble à un champ de mines où pointe une montagne de vaisselle, j'ai le sentiment d'avoir combattu l'adversité, d'avoir réalisé un truc énorme. Je crois que je comprends ce que peut ressentir l'artiste ! :-):)







samedi 19 septembre 2009

Eté 2009 #3 la campagne, ça vous gagne !

Hello,

Nous sommes arrivés chez mes parents à la campagne,
la vraie... Il fait un temps magnifique. J'ai l'impression de vivre comme une hippie. Toute la journée dehors. Les enfants, auasi nus, la plupart du temps. On mange les fruits du vergers et les légumes du jardin. Les journées s'étirent lentement. En fait le temps n'a pas vraiment de prise, ici. La maison vit au rythme des allers et venues, des arrivées et des départs. Les voisins, les amis, la famille. J'en profite pour tester de nouvelles recettes. La semaine prochaine, j'attaque les confitures. La Luciole et sa cousine se chargent de la cueillette, un prétexte de plus pour grignoter... Li-ber-té !

mardi 2 juin 2009

Envie de fraises #1


ATTENTION. Je préfère mettre les choses au clair tout de suite pour ceux de ma famille qui me lisent : pas de grossesse en vue. Je ne voudrais pas créer de fausse joie, en particulier pour ma moitié d'orange ;-)

Non, les fraises, c'est juste que, comme j'essaie de me mettre au régime avant l'épreuve du maillot de bain, je me dis que les fruits en dessert, c'est moins grave que le chocolat...


Gâteau rose de printemps
Pour 10 personnes. Préparation : 20mn. Cuisson : 35mn
(1h05 en tout)

6 œufs (garder les à température ambiante, c'est plus facile pour les monter en neige)
100gr de fécule de pommes de terre (ou à défaut de la Maïzena)
100gr de farine
et 130gr+50 gr de sucre (extra fin)
le zeste rapé d'un citron
de la confiture rouge (moi, j'ai pris fraise. Mais ça marche aussi avec framboises, groseilles...)
5cl de jus de citron (je n'avais qu'un citron alors j'ai complété avec du Pulco)
1 cuillère d'eau de fleur d'oranger
quelques fraises pour la déco et du colorant rouge pour le glaçage.


Fouetter 130gr de sucre avec les jaunes pour blanchir le mélange et ajouter les zestes.

Monter les blancs en neige ferme avec 1 pincée de sel et 1 goutte de jus de citron. Lorsqu’ils sont presque fermes, ajouter peu à peu les 50gr de sucre restants. Tamiser la farine et la fécule. Ajouter une grosse cuillerée de blancs aux jaunes blanchis en mélangeant bien pour délier la pâte. Incorporer, en soulevant délicatement l'appareil (attention vocabulaire de pro : veut juste dire le mélange...) et en alternant, une peu du mélange des farines, un peu des blancs, etc., en terminant par les blancs.

Verser la préparation dans un moule carré (si possible en silicone, ou beurré) d’au moins 25 cm de côté. Enfourner à 220°C (thermostat 7-8) et baisser tout de suite à 130°C (thermostat 5) pour poursuivre la cuisson 45 minutes. Lorsqu’un couteau ressort propre, sortir le gâteau du four et laisser refroidir. Cette partie peut être faite la veille.


Lorsque le gâteau est complètement refroidi, le découper en deux horizontalement et imbiber les deux parties avec le jus de citron additionné d’eau de fleur d’oranger. Tartiner la partie inférieure de confiture. Refermer le gâteau. Pou le glaçage : mélanger 200 g de sucre glace avec une ou deux cuillères à soupe d’eau et 5 gouttes de colorant rouge (moi j'ai fait sans...). Étaler sur le dessus du gâteau. Laisser durcir au frais.





Verdict : +/-

Si j'exclus mon père, pour qui TOUT est toujours très bon... Le résultat est un peu décevant. Mon glaçage n'était pas bien réussi (trop épais et trop sucré). Et quand on enlève le glaçage : ça devient une génoise à la confiture... Les enfants, quant à eux ont surtout apprécié les préparatifs...


jeudi 7 mai 2009

Chaud chorizo


Fort de l'énooorme succès (si, si!) que j'ai rencontré avec mes madeleines au foie gras, j'ai décidé de tenter une nouvelle recette pour l'apéro, le soleil pointant son nez... enfin... pour quelques jours seulement. Je ne voudrais pas jouer les Cassandre mais il paraît que dimanche, ça se dégrade...

"En mai : fais ce qu'il te plait"... Hum... mouais, pfffff ! ! ! Y'a plus de saison ma pau'vre dame. Enfin, parce qu'on est pas vraiment d... :), on ne va pas se laisser abattre ! Pour changer un peu de l'olive verte et de la chip : une petite recette originale, simple et à déguster avec un petit verre de rosé, idéalement les pieds dans le gazon (en appart, la fenêtre ouverte, ça marche aussi !). Profitez-en et bon week-end !


Gaufres au Chorizo
Pour une dizaine de gaufres. Préparation : 15 mn.
Attente : 30 min minimum. Cuisson 30mn.
(1h15 en tout)


80 gr de Chorizo fort
(comme d'habitude, moi, j'en ai mis un peu plus, environ 120 gr)
50 gr de parmesan rapé et 4 oeufs
150 gr de farine (si vous voulez un résultat plus léger : faites moitié/moitié farine et maïzena)
1 sachet de levure
50 gr de beurre demi-sel
15 cl de lait


Faites fondre le beurre sur feu doux ou au micro-ondes. Laissez le tiédir. Pendant ce temps dans une jatte, cassez les œufs et ajoutez la farine (ou le mélange farine/maïzena). Mélangez bien au fouet à main. Incorporez le beurre fondu puis délayer avec le lait, tout en fouettant pour obtenir une pâte lisse. Saler et poivrer (allez-y mollo, le chorizo est déjà épicé). Laisser reposer minimum 30mn au réfrigérateur.



Moi, j'ai attendu un peu plus longtemps parce que, avec la moitié d'orange, on était à fond dans un épisode de la saison 2 de 24 heures (oui, je sais, on est un peu à la bourre, mais bon... ).


Retirez la peau du chorizo. Coupez le en petits morceaux avec des ciseaux. Faites les revenir 2 minutes sans matière grasse. Laissez-les refroidir sur un papier absorbant et ajoutez-les à la pâte avec le parmesan râpé et la levure.

Chauffez le gaufrier. Verser et répartir une petite louche de pâte dans les empreintes. Comptez 3 à 4 minutes de cuisson. Servir chaud ou tiède (j'ai essayé aussi froid et je trouve que c'est moins bon) entières ou en petits carrés.





jeudi 19 mars 2009

Quand il y en a marre...



Je ne sais pas si c'est le fait d'écouter plus souvent France Info, ou de m'être rendue compte que ça fait plus de 6 mois que je suis en "stand by professionnel" ou encore que ma luciole grandisse plus vite que la vitesse de la lumière (la semaine dernière, elle est allée à son premier anniversaire !)... mais j'ai l'humeur "chafouine" depuis quelques jours...

Je me surprends même à trépigner et à ronchonner devant mon poste radio. Jeudi dernier par exemple : Josef Fritze, l'Ecole prise d'assaut, la grève du préservatif lancée par le Pape (reprise par C.Boutin), etc. Ça m'énerve ! ! ! Je sais bien que chacune de ces affaires sont bien plus complexes que la version que nous en donne les médias. Mais ça m'énerve quand même ! ! ! Oups, je crois que je deviens épidermique à pas mal de choses, c'est grave ?!?

Faut dire que ce matin-là, j'ai été réveillée par une panne d'électricité. En d'autres termes : pas de lumière dans les toilettes (et...dernière de la maisonnnée à y passer...), pas de téléphone, pas d'ordi, pas de télé pour les mouflets (restés à la maison pour cause de grève...), pas de tartine grillée et PAS de CAFE. Grrrrrrr ! ! !...Ceci expliquant peut-être cela...

Presque désespérée... :-), ma tranche de pain de mie complet (molle), à la main, j'ai cherché une petite recette à faire avec les montres aux plantes. Un truc simple et très sucré, régressif de préférence, pour lutter contre ma déprime embryonnaire.


Tartelettes au Carambar
Pour 8 tartelettes. Préparation : 15 mn. Cuisson : 25 mn
(40 minutes en tout)


40 carambars (Je sais, 40 ça fait un peu peur !!! Mais ne
lésinez pas sur le nombre où vous risquez de trouver le résultat un peu fade)
25 cl de crème liquide (entière)
une pâte sablée (pur beurre)
3 œufs
Maïzena (1 cuillère à soupe)



Faire fondre les 40 carambars dans la crème liquide sur feu doux, sans cesser de remuer. Quand les bonbons ont fondu, éteindre le feu et ajouter 3 œufs battus et la maïzena. Remuer énergiquement pour ne pas faire de grumeaux.



Étaler la pâte sablée dans de petits moules, piquer la pâte et verser la préparation. Cuire au four Th6, 20 / 25 mn.


Le résultat est plutôt réussi. Et, pour le dessert du soir : une boule de glace vanille nappée d'un restant de carambar fondu. Sucré... et régressif... Je vais bien... Pourvu que ça dure !